Mad Max : on the (Fury) Road again

J’ai toujours détesté les courses-poursuites au cinéma. Autant dire que c’était, a priori, plutôt mal barré pour Mad Max : Fury Road, géante course-poursuite de 2h ! Seulement voilà, le teaser démentiel sorti il y a quelques mois avait fortement éveillé ma curiosité. Ajoutons à cela le fait que le film soit réalisé par George Miller, le maître d’œuvre de la trilogie d’origine, et que 30 ans après Mel Gibson, ce soit Tom Hardy qui enfile la veste en cuir de Max. Et ouais, je vais sûrement encore passer pour une midinette mais il me fallait de solides arguments pour me plonger dans cet univers post-apo de sueur, de sable et de sang où seuls les fous survivent en conduisant des bolides jamais vus au Salon de l’Auto. Du moins je le croyais…

… Parce que, BORDEL (ou une série de jurons de votre choix qui vise à exprimer un truc qui vous laisse monumentalement pantois), Mad Max : Fury Road n’a besoin d’aucun argument ! Certes, le scénario est plutôt simpliste : Max, héros solitaire dans un monde post-apocalyptique où les survivants se battent pour l’eau et le pétrole, se fait kidnapper par les war boys du terrible dictateur Immortan Joe. Il sert alors de réserve de sang vivante, puis, de fil en aiguille, se retrouve embarqué dans une course-poursuite infernale menée par une femme, l’Imperator Furiosa, qui a décidé de fuir vers la liberté en emportant avec elle les trésors de Joe. Jusque-là, rien de transcendant. Mais George Miller est un génie. Un génie qui a créé Babe, le cochon (oui, oui)… et Mad Max. Un génie qui réinvente le film d’action et nous file une bonne dose d’adrénaline cinématographique. Visuellement, il nous fout une claque : certaines scènes comme la traversée d’une tempête de sable ou le passage dans des marécages infestés de corbeaux et de créatures sur échasses sont d’une beauté rare et fantomatique. Psychologiquement, il nous tient en haleine jusqu’au bout de la route. George Miller parvient également à nous captiver en créant des situations WTF – aaaah, le guitariste de métal lance-flamme <3 – et des personnages inimaginables. En première ligne, le fou furieux Immortan Joe (alias Hugh Keays-Byrne qui jouait le vraiment très méchant Toecutter dans le premier Mad Max !), caché derrière son masque respiratoire ultra-flippant. Et, bien sûr, la guerrière féministe Furiosa (Charlize Theron, tête rasée et bras coupé) qui vole clairement la vedette à Max.

Car oui, sur la route de la furie, ce sont les femmes qui mènent la course. Ce sont elles qui portent l’espoir et qui guident le peuple vers la liberté. Alors, peut-être que le film est féministe… mais, franchement, on se fout du débat. Mad Max : Fury Road, c’est avant tout une pure folie de cinéma. Comme on les aime. Comme on en manque. Et qui donne envie de sortir de la salle obscure en criant comme un damné : WHAT A LOVELY DAY.

« Parce que les seuls gens qui m’intéressent sont les fous furieux », Jack Kerouac, Sur la route.

Cam' dans un film

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Mad Max : Fury Road de George Miller MAD MAX : FURY ROAD – Sortie le 14 mai 2015

Genre : action, science-fiction
Réalisateur : George Miller
Scénaristes : George Miller, Brendan McCarthy, Nick Lathouris
Avec : Tom Hardy, Charlize Theron, Hugh Keays-Byrne, Nicholas Hoult, Rosie Huntington-Whiteley, Zoë Kravitz, Riley Keough, Nathan Jones…
Bande-originale : Junkie XL

Pour en savoir plus :
Voir la bande-annonce de Mad Max : Fury Road
– La fiche technique complète du film sur Allociné
– Ecouter la bande originale de Mad Max : Fury Road sur Spotify

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