Shortcut : Once Upon a Time… in Hollywood / Parasite / Spider-Man Far From Home

Once Upon a Time… in Hollywood

Once Upon a Time... in Hollywood

Compliqué de donner un avis sur le dernier Tarantino. La cinéphile en moi a été émerveillée par l’objet filmique mélancolique qui rend hommage au crépuscule d’une époque cinématographique, télévisuelle et sociétale. La femme en moi, en revanche, a été révulsée par la façon de filmer les personnages féminins. Alors que Quentin Tarantino déclare vouloir rendre hommage à Sharon Tate (et que, certes, Margot Robbie est sublime), il semble qu’il ait quasiment oublié de la doter de parole. Formidable, quand on sait que le réalisateur est particulièrement réputé pour ses dialogues et que Brad Pitt et Leonardo DiCaprio, eux, n’en sont pas privés. Ajoutez à cela cette façon de filmer les pieds des actrices qui devient une sorte de gimmick caricatural (alors que Margaret Qualley n’en avait pas envie au départ, dixit les rumeurs), et trop de fétichisme tue le fétichisme. Je partais voir Once Upon a Time… in Hollywood comme une midinette. Celle qui avait toujours rêvé de voir les deux acteurs trônant sur les murs de sa chambre d’adolescente réunis sur grand écran (et je ne nierais pas le charisme, le jeu dingue et la beauté intemporelle de Brad Pitt). Celle qui a en partie découvert sa passion du cinéma en regardant Pulp Fiction en cachette. Je suis sortie de là en colère. Et je le suis toujours. Comme quoi, une ombre au tableau peut tout gâcher…

Parasite

Parasite

La dernière Palme d’or du festival de Cannes fait partie de ces films dont il ne faut rien (ou presque) dire pour conserver tout le mystère de son intrigue. Et quel plaisir pour le spectateur de voir le fil se dérouler sous ses yeux avec une virtuosité terrassante ! Depuis ses débuts, Bong Joon-ho manie et mêle les genres avec brio. Que ses films soient placés sous l’étiquette « thriller » comme Memories of Murder, « film de monstre » comme The Host ou « post-apo » comme Snowpiercer, il ne faut jamais se fier aux apparences. C’est encore plus vrai pour Parasite où la satire sociale sur fond de lutte des classes se mue tour à tour en comédie familiale, en thriller, en horreur… Un tourbillon jouissif qui fait passer par toutes les émotions. Une équipe d’acteurs attachants jusqu’à la moelle, portée par Song Kang-ho, le comédien fétiche de Bong Joon-ho. Une pépite qui ne fait que confirmer la fougue passionnante du cinéma coréen actuel. Bref, un chef-d’œuvre.

Spider-Man Far From Home

Spider-Man Far From Home

Parce que c’est l’été, il fallait bien finir avec un bon vieux jeune blockbuster. Enfin, « bon », c’est un peu vite dit. Il faut néanmoins avouer que passer après Avengers Infinity War et Endgame n’était pas chose aisée. Alors, même s’il est probable que j’ai oublié ce film d’ici un mois, je voudrais tout de même le prendre pour ce qu’il est : un divertissement sympa à voir en famille (les pré-ados ricanaient dans la salle), un voyage plein d’hormones, un méchant foireux que l’on voit venir à dix mille lieues à la ronde mais tant pis (encore une fois après Thanos aka Josh Brolin, c’était compliqué et il n’est pas question de rivaliser), un Tom Holland vraiment pas si mal en Spider-Man. Dommage que l’avenir de ce dernier au sein du Marvel Cinematic Universe puisse être sacrifié sur l’autel de la guéguerre entre Sony et Disney. Alors sache, Peter Parker, que parmi tous les Avengers, tu as toujours été mon préféré. Cœur avec les doigts.

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